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Poussée d’Archimède - formule et calcul de la flottaison

Alphonse Monnier • 22 octobre 2026
Illustration du principe et de la poussée d'Archimède. Trois béchers montrent des corps moins, aussi, et trop denses que l'eau, illustrant la flottabilité et l'équilibre hydrostatique.

Table des matières

Pourquoi un bateau en acier flotte-t-il alors qu’un clou coule immédiatement ? La réponse tient à la poussée d’Archimède, une force que l’on peut calculer simplement à partir de la masse volumique du fluide, du volume déplacé et de l’intensité de la pesanteur. Je présente ici la formule, la signification de chaque grandeur, des exemples chiffrés, les conditions de flottaison et les erreurs qui faussent le plus souvent un calcul.

L’essentiel pour calculer la poussée d’Archimède

  • Formule : FA = ρf × g × Vd.
  • La force est dirigée verticalement vers le haut.
  • Le volume à utiliser est celui du fluide déplacé, pas toujours le volume total de l’objet.
  • Dans l’eau, 1 litre déplacé produit environ 9,81 N de poussée.
  • Un objet flotte lorsque la poussée équilibre son poids.

La formule de la poussée d’Archimède expliquée simplement

La relation à retenir est la suivante : FA = ρf × g × Vd. FA désigne l’intensité de la poussée, exprimée en newtons (N), ρf la masse volumique du fluide en kilogrammes par mètre cube (kg/m³), g l’accélération de la pesanteur et Vd le volume de fluide déplacé en mètres cubes (m³).

Sur Terre, on utilise généralement g = 9,81 m/s². Dans un exercice scolaire, la valeur 9,8 m/s² ou même 10 N/kg peut être autorisée. La force agit vers le haut parce que la pression du fluide est plus élevée sous l’objet qu’au-dessus de lui.

Le principe est donc précis : tout corps plongé dans un fluide au repos reçoit une force verticale ascendante égale au poids du fluide déplacé. Cette règle concerne aussi bien l’eau que l’air, l’huile ou un autre liquide. Seule la masse volumique du milieu change.

Que représentent les grandeurs de l’équation ?

Grandeur Symbole Unité Signification
Poussée d’Archimède FA N Force exercée par le fluide
Masse volumique du fluide ρf kg/m³ Masse contenue dans un mètre cube de fluide
Pesanteur g N/kg Environ 9,81 sur Terre
Volume déplacé Vd m³ Volume immergé qui repousse le fluide

Le point qui mérite le plus d’attention est le volume déplacé. Un objet totalement immergé déplace généralement un volume de fluide égal à son volume extérieur. Un objet flottant n’en déplace qu’une partie, correspondant à la portion située sous la surface.

Comment appliquer la formule sans se tromper

Pour réussir un calcul, je conseille de suivre toujours le même ordre. Il faut d’abord identifier le fluide, puis convertir les unités, déterminer le volume réellement immergé et seulement après effectuer la multiplication. Cette méthode évite la plupart des erreurs de débutant.

  1. Relever la masse volumique du fluide. Pour l’eau douce, on prend souvent 1 000 kg/m³.
  2. Convertir le volume en mètres cubes. Par exemple, 1 litre = 0,001 m³.
  3. Choisir la valeur de g demandée par l’exercice.
  4. Calculer FA et écrire le résultat en newtons.

Exemple avec un objet dans l’eau

Un bloc entièrement immergé déplace 2 litres d’eau. On convertit d’abord le volume : 2 L = 0,002 m³. Avec ρ = 1 000 kg/m³ et g = 9,81 N/kg, on obtient :

FA = 1 000 × 9,81 × 0,002 = 19,62 N

La poussée vaut donc environ 19,6 N vers le haut. Cela ne signifie pas que l’objet flotte automatiquement. Il faut encore comparer cette force à son poids, qui dépend de sa masse.

Exemple avec un objet qui flotte

Un morceau de bois flotte et déplace 0,003 m³ d’eau. La poussée est alors de 29,43 N. Comme l’objet est immobile à la surface, son poids est lui aussi égal à 29,43 N. Le volume immergé s’adapte jusqu’à ce que les deux forces se compensent.

Je trouve cette situation particulièrement utile pour comprendre le rôle du volume déplacé. Un bateau lourd ne doit pas être moins dense que l’eau dans chacune de ses parties. C’est son volume extérieur total, notamment l’air contenu dans la coque, qui permet de déplacer assez d’eau.

Flotter, rester en équilibre ou couler

La comparaison entre le poids P et la poussée FA permet de prévoir le comportement d’un objet. Il ne suffit donc pas de connaître sa masse ou son matériau isolément. La forme, le volume et le fluide comptent aussi.

Situation Comparaison des forces Résultat
L’objet descend FA < P Le poids l’emporte
L’objet reste suspendu FA = P Équilibre dans le fluide
L’objet remonte FA > P La poussée l’emporte
L’objet flotte à la surface FA = P Seule une partie est immergée

Pour un solide homogène, on peut aussi comparer les masses volumiques. Si sa masse volumique moyenne est inférieure à celle du fluide, il peut flotter. Si elle est supérieure, il coule. Une masse volumique égale à celle du fluide correspond à un équilibre possible dans tout le volume du liquide.

Cette comparaison reste une simplification pratique. Dans le cas d’un bateau, par exemple, la masse volumique moyenne de l’ensemble coque plus air doit être prise en compte, et non celle de l’acier seul. C’est ce raisonnement qui explique pourquoi une bille d’acier coule alors qu’une coque creuse fabriquée avec le même métal peut flotter.

Le poids apparent et les mesures expérimentales

Un objet immergé semble plus léger lorsqu’on le suspend à un dynamomètre. Son poids apparent correspond à la différence entre son poids dans l’air et la poussée exercée par le fluide : Papp = P - FA.

Imaginons un objet dont le poids dans l’air est de 12 N et qui subit une poussée de 3 N dans l’eau. Le dynamomètre indiquera alors 9 N. L’objet n’a pas perdu de masse : une deuxième force agit simplement dans le sens opposé à son poids.

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Retrouver un volume ou une masse volumique

La formule peut être réorganisée selon la donnée recherchée. Pour trouver le volume déplacé, on utilise Vd = FA / (ρf × g). Pour déterminer la masse volumique du fluide, on écrit ρf = FA / (g × Vd).

Cette méthode est à la base de la pesée hydrostatique. En mesurant le poids d’un objet dans l’air puis dans l’eau, on peut déduire sa poussée, son volume et finalement sa masse volumique. C’est une approche simple, mais elle exige des mesures stables et l’absence de bulles collées à l’objet.

Les erreurs fréquentes dans un calcul

La confusion la plus courante consiste à utiliser la masse volumique de l’objet au lieu de celle du fluide. Dans FA = ρf × g × Vd, ρf désigne toujours le milieu qui exerce la force. La masse volumique de l’objet intervient plutôt lorsqu’on compare son poids à la poussée.

  • Employer des litres sans conversion alors que la masse volumique est en kg/m³. Il faut convertir les litres en m³.
  • Prendre le volume total d’un objet flottant. Seule sa partie immergée déplace directement le fluide.
  • Confondre masse et poids. La masse se mesure en kilogrammes, tandis que le poids est une force exprimée en newtons.
  • Oublier la direction de la force. La poussée est verticale et orientée vers le haut.
  • Supposer qu’un objet lourd coule toujours. Un navire peut peser plusieurs tonnes tout en flottant grâce à son volume déplacé.

Il faut aussi rester attentif au fluide utilisé. L’eau salée est plus dense que l’eau douce, ce qui augmente la poussée pour un même volume immergé. C’est pourquoi un nageur flotte généralement un peu plus facilement dans la mer que dans une piscine.

Des bateaux aux montgolfières une même idée physique

Le principe ne se limite pas aux objets plongés dans l’eau. Un ballon ou une montgolfière reçoit lui aussi une poussée d’Archimède, cette fois produite par l’air déplacé. La force est plus faible que dans l’eau, car la masse volumique de l’air est beaucoup plus petite, mais elle peut devenir suffisante si le volume du ballon est important.

Pour un sous-marin, les ballasts permettent de modifier la quantité d’eau présente dans les réservoirs. Lorsque sa masse volumique moyenne augmente, le poids finit par dépasser la poussée et l’engin descend. En chassant l’eau avec de l’air comprimé, il retrouve une masse volumique moyenne plus faible et remonte.

Ces exemples montrent pourquoi je préfère raisonner avec les forces plutôt qu’avec une règle trop rapide comme « le métal coule » ou « le bois flotte ». Le matériau donne une indication, mais l’équilibre entre poids, volume déplacé et masse volumique du fluide fournit la véritable explication.

Le réflexe à garder pour chaque exercice

Pour retrouver rapidement la bonne formule, je pars toujours de la même question : quel volume de fluide l’objet repousse-t-il réellement ? Une fois ce volume identifié, il suffit de le multiplier par la masse volumique du fluide et par g pour obtenir la poussée en newtons.

La relation FA = ρf × g × Vd devient alors un outil très concret. Elle permet d’expliquer la flottaison d’un bateau, la mesure d’un poids apparent, l’équilibre d’un sous-marin ou l’ascension d’une montgolfière, tout en rappelant une idée simple : un fluide pousse d’autant plus fort qu’il est dense et que le volume déplacé est grand.

Questions fréquentes

Il faut convertir 2 litres en 0,002 m³, puis appliquer FA = ρf × g × Vd. Avec une masse volumique de 1 000 kg/m³ et g = 9,81 N/kg, la poussée vaut 19,62 N vers le haut.

Il faut utiliser uniquement le volume de la partie immergée, car c’est cette portion qui déplace l’eau. Le volume immergé s’adapte jusqu’à ce que la poussée d’Archimède équilibre le poids de l’objet.

La masse volumique moyenne de l’ensemble du bateau, coque et air contenu compris, peut être inférieure à celle de l’eau. Sa forme lui permet donc de déplacer assez d’eau pour que la poussée équilibre son poids, contrairement à un clou compact en acier.

Le poids apparent se calcule avec Papp = P - FA. En mesurant le poids de l’objet dans l’air puis dans l’eau, on déduit la poussée, le volume déplacé et finalement la masse volumique, à condition d’éviter les bulles collées et de réaliser des mesures stables.

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Autor Alphonse Monnier
Alphonse Monnier
Je m'appelle Alphonse Monnier et j'ai cinq ans d'expérience dans le domaine des sciences, des curiosités et de l'histoire des découvertes. Mon intérêt pour ces sujets a émergé dès mon plus jeune âge, lorsque je passais des heures à explorer des livres et des articles sur les grandes découvertes qui ont façonné notre compréhension du monde. J'aime particulièrement expliquer des concepts complexes de manière accessible, afin d'aider mes lecteurs à mieux comprendre les enjeux scientifiques et historiques. Dans mes écrits, je m'efforce de vérifier mes sources et de comparer les informations pour offrir un contenu à la fois précis et à jour. Je m'intéresse à des sujets variés, allant des avancées scientifiques récentes aux anecdotes fascinantes sur des découvertes historiques. Mon objectif est de rendre le savoir scientifique non seulement compréhensible, mais aussi captivant, en organisant les informations de manière claire et engageante.

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